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Alchimie de l'observation

Mis à jour : 30 mars 2019

« De nombreux savants qui ont laissé leur nom dans l’histoire étaient alchimistes : Isaac Newton, Francis Bacon, Robert Boyle, Jean Baptiste Van Helmont, Nicolas Flamel. L’objectif de l’alchimiste n’est pas de transmuter la matière comme veut actuellement le faire croire la pensée "officielle" de nos jours. Le véritable alchimiste est celui qui a compris qu’il interagit en symbiose avec la matière. Cela signifie qu’il intervient dans l’opération qu’il effectue. Pendant que la matière se transforme, l’opérateur se transforme. L’opérateur aligne sa fréquence vibratoire à celle de la matière pour la faire transmuter.

Donc l’alchimiste utilise la matière comme support de sa propre transformation intérieure.

Et ce n’est qu’en se transformant lui-même qu’il arrive à transformer la matière (ou plutôt à la transmuter).

C’est scientifiquement démontré par les physiciens quantiques que l’opérateur influence l’expérience (voir par exemple l’expérience appelée de la « double fente »). Les alchimistes n’ont pas attendu l’élaboration de la physique quantique pour le savoir et l’expérimenter.

Pour résumer, un alchimiste ne peut transmuter un élément en un autre plus élaboré que s’il se transmute lui-même. L’Opérateur se transmute (état modifié de conscience) et entraîne la Matière à se transmuter avec lui. Il peut voir ses progrès de transformation intérieure en observant la matière.

Généralement les alchimistes utilisent les métaux comme support. C’est ça la quête alchimiste.

L’alchimie sans chimie. L’eau est mon "Professeur", et moi, son "Professeur" ? Il semble exister un dialogue libre et créatif, une liaison intime entre l’esprit, l’âme et la matière. Nous sommes inter-reliés et interdépendants durant les expériences. J’interagis avec elle. Elle est mon miroir et moi, le sien. Le résultat dépend de mon humeur… » (1)


« Le plus dur dans la vie est de comprendre sa simplicité. »



« Nul ne peut vraiment comprendre la mécanique quantique sans accepter une profonde transformation de notre conception du savoir. »


« La nature résiste. Elle ne peut s’établir toute entière devant nous. Le corps est une nature au travail au-dedans de nous. » (2)


« La vision […] c’est le moyen qui m’est donné d’être absent de moi-même, et d’assister du dedans à la fission de l’Être. » (3)



« Nous ne faisons pas face au monde, mais nous coïncidons avec lui en tant que processus dynamique et impulsion intérieure. » (4)



(1) Source : waterphoto.eu consulté le 02/02/18.

(2) Maurice Merleau-Ponty, La Nature, Cours au Collège de France, Seuil, 1959.

(3) Maurice Merleau-Ponty, Le Visible et l’Invisible, Gallimard, 1979.

(4) Arthur Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, 1819.




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