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Physique quantique

Mis à jour : 3 mars 2019

Principe de complémentarité : conjointement indispensables et mutuellement exclusives !


En physique, le principe de complémentarité énoncé par Niels BOHR en 1927 résout le paradoxe de la dualité onde-corpuscule. Il explique que les aspects corpusculaires et ondulatoires sont les représentations complémentaires d'une même réalité. Il fut introduit à Copenhague par BOHR à la suite du principe d'indétermination de Werner HEISENBERG comme approche philosophique aux phénomènes apparemment contradictoires de la mécanique quantique

Dans sa forme la plus simpliste, il dispose qu'un « objet quantique » ne peut se présenter que sous un seul de ces deux aspects à la fois. Bohr a montré que le principe selon lequel différents aspects d'un système ne peuvent être perçus simultanément, validé dans d'autres disciplines intellectuelles, s'appliquerait désormais dans le domaine de la physique, alors qu'il était absent de la physique classique. (1)



L'intrication quantique :


L'intrication quantique, ou enchevêtrement quantique, est un phénomène dans lequel deux particules (ou groupes de particules) ont des états quantiques dépendant l'un de l'autre quelle que soit la distance qui les sépare. Un tel état est dit "intriqué" ou "enchevêtré" parce qu'il existe des corrélations entre les propriétés physiques observées de ces particules distinctes : cet état semble contredire le principe de localité. Ainsi, deux objets intriqués O1 et O2 ne sont pas indépendants même séparés par une grande distance, et il faut considérer {O1+O2} comme un système unique. (2)



Expérience de la double rainure :


Expérience de la double rainure, où encore une fois les électrons ne se comportent pas comme on l'avait imaginé, passant tout à la fois dans aucune fente et par les deux à la fois. Et encore plus étrange se comportent complètement différemment s'il y a un "observateur", quel qui'il soit.



« C'est le regardeur qui fait l'œuvre . »


Avec toutes ces histoires de physique quantique on en arrive à effectivement se demander si ”l'œuvre ” continue-t-elle même d’exister sous la forme dont nous le connaissons quand nous le voyons si personne ne le regarde ? La phrase de Marcel Duchamp aurait donc plusieurs acceptions...


Rire et se taire


Joh Cage, interviewé par Moira Roth, parlant de Marcel Duchamp, 1971 : « Je ne peux voir dans Etant donné que ce qu’il m’autorise à voir. En revanche, le Grand Verre change avec la lumière, les effets de la lumière, et il était conscient de cela. […] Mais Etant donné ne change pas, parce que tout y est prescrit. Là, il nous dit donc quelque chose que nous n’avons peut-être pas encore appris quand nous parlons, comme nous le faisons avec tant de désinvolture, du brouillage de la distinction entre l’art et la vie. [Rires] Ou peut-être, il nous reconduit à Thoreau : ”Oui et Non sont des mensonges. ” Brouiller la distinction ou la maintenir, aucun des deux n’est vrai, pourrait-il dire. La seule vraie réponse nous servira à avoir les deux. Vous trouvez cela chez Niels Bohr : la complémentarité. Vivre une vie qui permette les opposés. » (3)




(1) Extrait source Wikipédia FR, consulté le 26/10/18.

(2) Source Wikipédia FR, consulté le 05/08/2018.

(3) Rire et se taire, Allia, p.62-63.