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Réflexions sur l'art


- Les compressions et expansions de CÉSAR ou la construction par la destruction.



- Le cubisme ou la superposition de points de vue, de sentiments ou d’états.



- Un bloc de marbre, tout comme une motte de terre fraîche renferment toutes les sculptures possibles. Ce n’est que l’artisan ou l’artiste qui ferment, fixent définitivement une œuvre en cuisant la terre, en donnant une forme finie au marbre.



- Jean- Yves JOUANNAIS, Artistes sans œuvres – I would prefer not to, Ed. Verticales, 2009, p.16 : préface d’Enrique VILA-MATRAS : « À cette époque je le pressentais à peine, mais le recul me permet de comprendre que dans ma vie deux tensions se sont toujours heurtées : désir de jouer un rôle et tendance radicale à la discrétion ; besoin d’écrire et d’arrêter d’écrire, voire même d’en oublier mon œuvre. […] Être l’actif Picasso et produite sans cesse, mais aussi l’inactif Duchamp […] Parler beaucoup, comme mon père, et connaître les sages disciplines du silence, comme ma mère. […] »



- Jean Galard et Julian Zugazagoitia, L’œuvre d’art total, Editions Gallimard, Musée du Louvre, Art et artistes, 2003, p.5 :

« L’idée d’œuvre d’art totale est-elle toujours porteuse d’une vaste ambition ? Cette notion a ceci d’étrange qu’on peut se demander, à son sujet, si elle sous-entend nécessairement un projet grandiose jusqu’à l’utopie ou si elle se rapporte, au fond, à la chose du monde la plus ordinaire. »

- Jean Galard et Julian Zugazagoitia, L’œuvre d’art total, Editions Gallimard, Musée du Louvre, Art et artistes, 2003, p.20 « Ce n’est pas un hasard si ces deux idéologies, l’esthétique et la politique, ont fait l’objet d’une remise en cause radicale à peu près à la même époque. Cependant, le véritable enjeu dépassait largement l’analogie somme toute discutable entre les arts et la politique. Il y avait à la base un conflit entre deux conceptions antagoniques de l’essence de l’homme, que l’on peut schématiser ainsi au risque de les caricaturer légèrement. Le point de vue traditionnel voudrait que l’existence de chacun soit nettement prédéterminée, à tout le moins par des facteurs religieux, sociaux et familiaux, si bien que l’on découvre son identité en se situant à l’intérieur d’un cadre de référence préétabli, par rapport à des normes et des rôles existants, et en limitant ses aspirations à celles que cautionnent les institutions en place. A cela s’oppose une vision plus neuve, qui a des précédents très anciens mais n’a cessé de se renforcer au cours du XVIIIe siècle, selon laquelle chacun est libre de déterminer son existence, au point que cette existence peut sembler se constituer dans la liberté même, si bien que, loin de découvrir son identité, on l’invente, en se construisant un nouveau cadre de référence où l’on va se situer en mettant en question les normes et les rôles existants pour choisir ceux que l’on préfère, les modifier en fonction de ses besoins ou encore en créer d’autres, et en portant ses aspirations au-delà de tous horizons visibles. »



- Johann Joachim Winckelmann, Réflexions sur l’imitation des œuvres grecques dans la sculpture et la peinture, 1755, Editions Jaqueline Chambon, 1998, p.143 : « Le caractère général qui distingue tous les chefs d’œuvre grecs est une noble simplicité et une grandeur seraine, aussi bien dans l’attitude que dans l’expression. De même que les profondeurs de la mer restent calmes en tous temps, quelque furieuse que soit la surface, de même l’expression, dans les figures des Grecs, montre, au sein même des passions, une âme grande et toujours égale. »



- François PIRON : commissaire d’expositions indépendant, critique d’art et éditeur : « Il faut se méfier de nos propres vieillissements, de notre tendance à vouloir plaquer des systèmes. Peut-être tout simplement qu’on ne sait pas reconnaître, ou plutôt qu’on veut reconnaître, mais pas découvrir. »



- Laura LAMIEL, Opposer les contraires en toute clarté, installations, 2006, acquis par le musée d’art moderne de Rio de Janeiro. Photo ci dessous.



- Création Biennale 2015, Lyon, La vie moderne, 2 œuvres de Laura LAMIEL :

« La dimension architecturale des installations de Laura LAMIEL répond toujours, par un habile système de reflet, à l’espace qui les accueille, créant ainsi un dialogue original entre le tangible et l’impalpable. »

Source : labiennaledelyon.com



Crédit photo : source : labiennaledelyon.com

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