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Luis Ansa

Dernière mise à jour : 25 déc. 2021

Luis Ansa, La nuit des chamans, éditions le relié, 2005


« La vie est une fréquence instable entre les deux extrêmes. L’évolution de l’Homme n’est plus une question d’élévation de la conscience, mais bien d’augmentation de la présence. La conscience suivra, si elle peut ! »


Luis Ansa, La voie du sentir, Enseignements réunis par Robert Eymeri, Le relié Editions, 2015 (cinquième édition)


p.71 :

« Il faudrait écrire un livre qui s’intitulerait La Sainte Conciliation. Je suis un trinaire : positif, négatif et conciliation, comme je vous l’ai dit, je ne suis pas une dualité. D’où viennent les livres qui parlent de la dualité ? D’Aristote, d’accord, mais qui a véhiculé cela ? Les religieux, les philosophes, les métaphysiciens, même des savants. Tous n’ont eu que ce mot à la bouche : dualité. La dualité entre le bien et le mal. C’est là que commence le drame, c’est là que débute et se génère toute la souffrance. »


p.74 :

« […] Avant tout il faut déconditionner. Tout est là, dans le déconditionnement. »


p.75 :

« […] Tout phénomène, sur quelque échelle que ce soit, est le résultat de la combinaison d’une rencontre de trois forces différentes et opposées. La pensée contemporaine reconnaît l’existence de deux de ces forces par l’approche des phénomènes force-résistance, champ magnétique positif-négatif, champ électrique positif-négatif, cellule mâle et femelle, etc. Sur la troisième force, elle ne dit jamais rien.

À force de se croiser, ces deux forces produisent l’émergence d’une troisième force. C’est cette troisième force qui va concilier le plus et le moins. Maintenant que vous le savez, ne vous préoccupez jamais de cette troisième force. Selon les écoles de connaissance liées à la Tradition, une seule force ou deux forces ne peuvent jamais produire un phénomène. La présence d’une troisième force est nécessaire pour produire un phénomène sur n’importe quel plan.

Par exemple, l’initiative d’une personne qui désire travailler sur elle-même est une force active. L’inertie de toute sa vie qui s’oppose à cette initiative constitue la force passive. Ces deux forces vont se contrebalancer l’une l’autre, s’opposer. La force passive va chercher à supplanter l’autre et la force active, en voulant conquérir l’inertie va finir par s’épuiser et par devenir trop faible pour toute action ultérieure. C’est une réalité chimique, biologique, pas magique. »


Ainsi, les deux forces vont tourner l’une autour de l’autre, chacune absorbant l’autre et ne produisant aucun résultat, faisant du surplace. Cela va durer jusqu’à ce que la troisième force fasse son apparition sous la forme d’un nouveau savoir. C’est cela, la véritable intuition.

Votre initiative, avec le soutien de cette troisième force, pourra supplanter l’inertie et vous deviendrez actif dans la direction voulue. La troisième force est une propriété du monde réel, pas du monde subjectif. Chaque force contient en elle-même la possibilité des trois. Mais à leur point de rencontre, seulement, chacune d’elle ne manifeste qu’un principe : actif, passif ou neutralisant. Quand vous avez ce nouveau savoir, le travail ne devient plus un travail pour aller quelque part, il devient une nécessité pour être soi-même quelqu’un. »


Henri Gougaud, Les sept plumes de l’aigle, Points, 1995


p.15 :

« Elle (sa mère) me parlait sans cesse, elle me disait :

-Tu dois entrer dans la nuit comme un chat, et dans le jour comme un lion.

Elle me disait que la nuit était la face cachée du jour, que je pouvais traverser la nuit en plein jour si j’apprenais à me glisser dans les ombres, et que la nuit, si je voulais goûter le jour, il suffisait que je marche dans la lumière de la lune. Elle me disait :

- La nuit n’oublie pas le jour. Le jour n’oublie pas la nuit. Chaque être porte en lui un jour et une nuit. Goûte les deux, negrito mío. »


p.48 :

« Comme nous mangions sous la la lampe à pétrole, il m’a dit que les Indiens faisaient s écher ces chuños soit à la lumière de la lune, soit à la lumière du soleil.

-Pourquoi font-ils cela, Chura ?

-Parce que dans le jour et la nuit sont des puissances. Elles sont aussi nécessaires l’une que l’autre. Tu as besoin des deux si tu veux travailler dans la sorcellerie, dans la magie, dans l’articulation des choses. »


p.73 :

« Je me suis mis en ménage avec Marguicha. […] Elle s’est mise à jouer de mon corps comme d’un instrument de musique, en psalmodiant des incantations à voix basse. Je lui ai demandé ce qu’elle faisait là. Elle m’a répondu qu’elle réveillait les démons et les anges, les forces obscures et les forces lumineuses. Elle m’a dit :

- Il ne faut pas qu’elles se combattent, il ne faut pas qu’elles s’ignorent non plus. Il faut les aider à faire connaissance et à se marier ensemble. Si elles sont toutes les deux dans ton corps comme dans leur maison, elles te feront du bien, elles t’aideront à vivre. »


p.89 :

« Comme nous retournions dans la cabane, à la nuit tombée, je me souviens il m’a dit :

-Évite la tiédeur. Brûle-toi si tu veux, gèle si ça te chante, mais choisis. Si tu te brûle, sois la braise. Si tu te gèles, sois la glace. »


p.122 :

« -Toujours seul, jamais seul. Tu comprends, petit sorcier ? »



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